La généalogie d'Henri PAITRAULT

La généalogie d'Henri PAITRAULT...

1883-naissance de Adeline Olympe Paitrault

1883-naissance Adeline Olympe Paitrault

L’an mil huit cent quatre vingt trois, le quinze du mois de décembre sur les cinq heures du soir
Par-devant Nous Victor Bourru, Maire Officier de l’État civil de la commune de Beauvoir sur Niort, canton de Beauvoir sur Niort, département des Deux Sèvres est comparu Paitrault Antoine François, agé de quarante trois ans demeurant à Beauvoir sur Niort
Profession facteur rural lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin né dans cette commune le quatorze décembre mil huit cent quatre vingt trois à(...)du soir en son domicile sis à Beauvoir sur Niort (...)
De lui comparant âgé de quarante trois ans profession facteur rural demeurant à Beauvoir et de Dame Juin Marie Françoise son épouse âgée de quarante et un ans , profession sans profession demeurant à Beauvoir
Auquel il a été donné le prénom de Adeline Olympe
Lesdites déclaration et présentation faites en présence de Mr Roullet Eugène Joseph ägé de vingt sept ans demeurant à Beauvoir , profession de percepteur et de Mr Boutet Alphonse âgé de trente huit ans demeurent à Beauvoir, profession facteur rural et ont, les déclarant et témoins signé avec nous le présent acte après qu’il en été fait lecture

Maintenant la petite famille vit à de Beauvoir sur Niort.

La petite Adeline Olympe est née le 14 décembre dans l'après-midi (je n'arrive pas à lire l'heure) et Antoine François ne la déclare que le lendemain à "cinq heures du soir". Pourquoi si tard? Soit il a passé la journée à l'estaminet du coin à réfléchir à un prénom avec ses copains, soit tout simplement il travaillait, il avait son courrier à remettre et ce n'était pas la naissance d'une fille qui allait changer son programme.
Le courrier était sacré, Marcel Aymé le décrit bien dans la "jument verte" où Déodat voulant séparer des chenapans qui se castagnaient perd une lettre (en fait volée par un des garnements) et Déodat panique aux conséquences de cette pertesur sa carrière et sur son honneur. C'est ce même sentiment qui animait les pilotes de l'Aeropostale: "le courrier d'abord", au péril de leur vie, et nombre d'entre eux l'on effectivement payé de leur vie. .